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Dordogne | FATUM 011 | 20.00 € (double-album)
benjamin bondonneau - clarinette
fabrice charles - trombone



Parution mars 2007
Peintures et conception graphique : Benjamin Bondonneau
Exemplaires uniques, série limitée à 1000 exemplaires
Un disque co-produit par Amor fati & Le Chataignier Bleu, enregistré in situ le long de la Dordogne

Un double disque qui réunit le clarinettiste Benjamin Bondonneau et le tromboniste Fabrice Charles autour de l’exploration des paysages sonores de la Dordogne. L’histoire et le parcours de la Dordogne, de sa source (le Puy de Sancy) à l'estuaire dans lequel elle conflue avec la Gironde, ont donné le désir à ces deux improvisateurs originaires du département de jouer avec la rivière au sens propre du terme, c’est-à-dire de la considérer comme un tiers musicien. Dix pièces sont ainsi nées, entièrement enregistrées in situ et sans effet ajouté : un véritable portrait sonore…

PARTENAIRES
Une résidence coordonnée par Le Châtaignier Bleu et réalisée en Gironde en partenariat avec :
- l’IDDAC
- Festivités et Actions Culturelles (F.A.C.) - Libourne
- La Maison des Arts
- Commune de Castillon-la-Bataille
- Commune d’Ambès
A l’échelle de la région Aquitaine, le projet reçoit le soutien :
- du Conseil régional d’Aquitaine
- du Conseil Général de la Dordogne
- de l’Adam 24
- d’Epidor (Etablissement public territorial du bassin de la dordogne)


Joël Pagier - Improjazz - Novembre 2007
"Ça commence, près du Puy de Sancy, par le bouillonnement torrentiel de chutes vertigineuses. Est-ce la Dore ou bien la Dogne, qui se rejoignent au Mont-Dore pour former la Dordogne ? Est-ce la Grande Cascade, qui se voit de la ville comme un joyau brillant au soleil dans l'épaisseur de la forêt ? Et quel est ce curieux sifflement qui vient s'immiscer au cœur des plus violentes manifestations de vie ? Ca continue par le ruissellement du cours d'eau qui deviendra fleuve et par les cloches graves de ces vaches noires que l'on ne trouve que dans les prés jaunis de l'Auvergne. Mais, quel est ce son incongru, comme une valve qui vibrerait entre deux roches ?
Durant l'heure et demie que durent ces deux Cds, fruits d'une résidence soutenue, entre autres, par le Conseil Général de Dordogne, le clarinettiste Benjamin Bondonneau et le tromboniste Fabrice Charles vont ainsi suivre la rivière et mêler le son de leurs instruments à ceux d'une nature qu'ils connaissent bien. Parfois, le paysage s'estompera pour laisser la place à la musique, mais, le plus souvent, les deux hommes préféreront se fondre dans le bruissement vital d'une création plus universelle que détourner à leur profit la beauté qui les enveloppe et semble veiller au bon déroulement de cette randonnée spirituelle. On en vient même à se demander comment les rêveries de ces deux promeneurs au long cours ont pu venir jusqu'à nous par le truchement de deux petits objets circulaires à insérer dans un lecteur. En fait, comme nous l'apprennent quelques mots jetés sur la magnifique pochette peinte à la main, comme chaque exemplaire des productions Amor Fati, un troisième homme suivait, de près ou de loin, les errances itinérantes des deux souffleurs. Quand, du moins, Benjamin Bondonneau ne faisait pas lui-même office de secrétaire. Munis d'un matériel ad hoc, Sébastien Cirotteau et ce dernier ont ainsi pu fixer les matières sonores échangées, mais également - surtout ? - les témoignages de la vie qui les environnait. C'est donc un audio reportage qu'ils nous livrent, mais qui serait signé par un authentique poète. Là, ce sont les sirènes d'une ambulance, lorsque nous traversons l'agglomération de Bort-les-Orgues, là un chanteur, dont la voix s'impose à La Roque-Gageac, là encore, les échos d'une fête villageoise, à Castelnaud ou d'une quelconque commémoration en fanfare à Ambès.
Le crépitement d'un feu, à Castillon-la-Bataille, finit par abolir totalement la différence qui pouvait subsister entre l'art et la réalité. Qui fait quoi, là-dedans ? Et ces hennissements lointains, sont-ils animaux ou instrumentaux ? A des années-lumière du mimétisme, les deux musiciens et leur chroniqueur intermittent, qui assure, de plus, le mastering de l'œuvre collectée, ont su nous restituer le trajet sinueux du fleuve et la modestie de la montagne et de ses habitants que la rondeur des sommets, de mémoire de Normand, a rendus plus simples et solides que bien des cimes flamboyantes."

Reviewed by Frans de Waard - 5/1/2007 - SHORTEES are provided in cooperation with Vital WEEKLY magazine
Earslab janvier 2007

"Field recordings can be used in various ways, but the most common one is to record sounds inside/outside and put this into a new context by adding other sounds or taking the field recordings into a new direction. Less common used, for no good reason it seems to me, is to go outside and record your music as part of the nature. I believe that is what one Benjamin Bondonneau (clarinet) and one Fabrice Charles (trombone) do on their double CD 'Dordogne', named after that lovely country-side in France. Not all of the tracks were recorded outside, but some where, and added is a bit of water, the natural reverb of cave or some street sounds. That makes an interesting thing. The music Bondonneau and Charles play is of a highly improvised nature, sometimes perhaps a bit too regular, but they too play sometimes their instruments as objects, which is quite nice. Together this is an interesting bunch of music, however it must be said that two discs is a bit long. When all the more onkyo pieces that involve field recordings were put together than it would have made up a great single CD, now it also involves some pieces that are just a little bit lesser in quality."

Michael Beck - Bad Alchemy Magazin
Wassermusik + Wassermusik + Wassermusik
Wer die wilde und geschichtsträchtige Landschaft und das mittelalterliche Flair der schiefergedeckten grauen Steinhäuser und der unzähligen Schlösser und Burgruinen entlang der Dordogne kennt und lieben gelernt hat, wird vermutlich erst einmal enttäuscht sein von dem spröden, aber ambitionierten Projekt (handmade Cover)
# Dordogne (Amor Fati, fatum 011, 2007, erhältlich bei No Man’s Land, Berlin),
eingespielt, wie im Nachbarland häufig üblich, mit staatlicher und regionaler Unterstützung. (In unserer Provinz weiß man meist gar nichts von der Existenz einheimischer ambitionierter Künstler abseits des Mainstream). Wer die Dordogne nicht kennt, wird wenig mit der 2CD anfangen können, es sei denn er ist ausgesprochener Liebhaber langatmiger minimalistischer Klanggeschichten von 1:08 bis 25:42 Länge, die BENJAMIN BONDONNEAU (Klarinette) und FABRICE CHARLES (Posaune) mit Hilfe von Feldaufnahmen zusammenbastelten. Die CD nimmt ihren Ausgang wie der Fluss selbst am 1885 m hohen ehemaligen Vulkan (1) Puy de Sancy, dem höchsten Berg des Zentralmassivs und der Mont Dore, deren Name sich vom keltischen Wort für Wasser ableiten lässt. Kalter scharfer Wind bläst zunächst über die kahlen Hochflächen, der dann dem leisen Plätschern der Quelle weicht. Im Oberlauf noch ein reißender Gebirgsfluss, stürzt sich die Dordogne durch kaum besiedelte Wildnis in die Schluchten von (2) Bort-lesOrgues (Der Name des Ortes kommt von orgelpfeifenartigen Felsformationen), an den Hängen hört man die Glocken der Weidetiere mit denen die Klarinette vogelschreiartig in Dialog tritt, bis eine Polizeisirene die Idylle stört. Im mittelalterlich verträumten (3) Beaulieu, ehemals Station auf dem Jakobsweg, fließt der Fluss schon deutlich langsamer, wurde er doch oberhalb bereits mehrfach gestaut. Bei (4) La Roque Gageac wusch der Fluss einen Felsüberhang aus, der sicherlich bereits in prähistorischer Zeit für Wohnstätten genutzt wurde, 1963 aber teilweise abgebrochen war und einen Teil des darunterliegenden Dorfes zerstört hatte. Die Musiker nutzen den Echoeffekt der steilen Felswand für Vogelschreie und Elefantenposaunen. Der Verkehr der Touristenströme (Engländer überschwemmen im Sommer diese Gegend) mischt sich darunter, bis der Cro Magnon Mensch (Les Eyzies mit seinen berühmten Höhlen ist nicht weit) zurückzukommen scheint und seine tarzanartigen Urlaute dem Gestein entgegenschleudert. Gleich gegenüber liegt auf einem steilen Felsvorsprung die Burgruine (5) Castelnaud, deren mittelalterliches Sommerspektakel mit Stimmengewirr integriert wird. Hier paddeln unzählige Urlauber auf dem trägen, seichten Fluss mit seinen vielen Windungen, vorbei an sanften, von Feldern bedeckten Höhen oder an schroffen Felsformationen. Bei St Cyprien wird die Umgebung flacher und weniger spektakulär. Und nahe (6) Tuillieres sind die Ufer schon weiter zurückgetreten, die Dordogne fließt geradliniger. Bei (7) Castillon-la bataille befindet man sich im Weinland des Bordelais auf historischem Gebiet, denn hier fand 1453 die letzte Schlacht des 100jährigen Krieges zwischen England und Frankreich statt. Das Stück beginnt mit regenartigem Geknister, Gepfriemel und Gebrummel, Einhauchen in Instrumentenrohre. Nach 6 Minuten röchelt etwas, dann steigt der Partner mit rhythmisch abgehackten Hochfrequenzgeräuschen ein. Ich phantasiere Wildschweingrunzen (das Perigord der Trüffelschweine ist nah), Vogelgezwitscher, Autos in weiter Ferne, schnelleres Fließen – oder Regen? – Wind am Mikro. Nach 15 Minuten kommt etwas mehr ’Fahrt’ ins Klangbild: Gewitter? Motor? – Die starke Reduktion lässt viele Gedanken zu. (8) Libourne am Zusammenfluss von Isle und Dordogne ist eine größere Stadt mit Hafen für den Weinversand, zB aus St Emilion, und so steigt die Lautstärke der länger schwebenden Einzeltöne der Klarinette an bis zum Sirenenalarm. Stadtlärm, Posaune und Klarinette im Dialog, Gänsegeschrei (die hiesige Stopfleberpastete ist eine teure Delikatesse), ein Angriff der Posaune. Durch (9) Ambes, einem kleinen Ort kurz vor der Mündung in die Gironde, marschiert eine Blaskapelle, bricht ab – Autolärm, Mopeds, Stimmengewirr – wieder die Blasmusik. Die Klarinette klingt wie der kaputte Anlasser eines 2CV, der nicht anspringen will. (10) Soulac an Atlantik und Girondemündung bietet im Gegensatz zu den anderen Stücken ein Feuerwerk an assoziationsfördernden Geräuschen: Polizeisirene oder automatisches Eingangstor, Rangierlärm von Containern, Opernsängerin, Quietschen, Sägen, Vögel, Wellen, Möwengeschrei. Das offene Meer ist erreicht, die Cote d’Argent mit 100 km herrlichem Sandstrand bis Bayonne. Ich lege mich in die Sonne in den warmen Sand, schließe die Augen und entspanne beim Rauschen des Meeres (das aber ist auf der CD nicht mehr drauf). [ba 57 mbeck]

Metamkine

Benjamin Bondonneau, clarinette et Fabrice Charles, trombone. Duo enregistré tout le long de la Dordogne. Les musiciens s'inscrivent dans le paysage, deviennent transparents, s'accordent avec cet environnement ou, encore plus fort, ils réussissent à transformer le paysage en musique. Une totale réussite, enregistrée in-situ en 2006. Peintures et conception graphique de Benjamin Bondonneau. Une série limitée à 1000 aux exemplaires uniques.