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The Gernika Suite | FATUM 008 | 15.00 €
ronnie lynn patterson : piano
didier lasserre : batterie




Parution novembre 2006
Peinture et conception graphique : Mathieu Immer & Patrick Veyssière
Exemplaires uniques - série limitée à 500 exemplaires
Enregistré ''Live'' avec et sans public au Musée d'Aquitaine à Bordeaux
Un disque co-produit par Amor fati & Bordeaux Jazz Festival dans le cadre des "Live au Musée d'Aquitaine 2006"

Bernard Loupias - le Nouvel Observateur du 8 mars 2007.
L'OR DU SILENCE : Ce CD est publié par un précieux petit label bordelais, Amor fati. Beau nom, bel objet. Soit un carré cartonné doré, griffé de drippings rouges à la Pollock. Une étiquette annonce : "The Gernika Suite", et, microscopiques, les noms de Ronnie Lynn Patterson, pianiste, et Didier Lasserre, percussionniste. Leur musique, une des plus belles qu'il nous ait été donné d'entendre ces temps-ci, rendra perplexes les arpenteurs de prés carrés, mais devrait bouleverser les passeurs de frontières et les collectionneurs de nuages. On dirait une rencontre entre Morton Feldman, immense compositeur "minimaliste" disparu en 1987, et Max Roach, batteur de génie. Rien que ça. (...) "The Gernika Suite", écrite en hommage à la ville martyrisée par les nazis, synthétise admirablement ces deux univers, qui ont en commun une formidable capacité à accueillir le silence. Tout un art (...)

Sud Ouest - Gironde départementale, jeudi 13 avril 2006, p. 16 - Musique en apesanteur

CONCERT. Le pianiste Ronnie Lynn Patterson et le batteur Didier Lasserre rendent hommage à Morton Feldman demain soir au Musée d'Aquitaine à Bordeaux
La profusion serait plus musicale que la retenue. De même, la déclamation posséderait une plus grande valeur émotionnelle que la légèreté, l'agitation serait d'essence supérieure à l'immobilité. L'application de règles prévaudrait sur l'intuition. Le rejet de l'oeuvre du compositeur américain Morton Feldman (New York 1926, Buffalo 1987) par la plupart de ses pairs et sa terrible absence dans le paysage musical actuel tendraient à le faire croire. La musique de Morton Feldman, ami de John Cage, n'est pratiquement jamais jouée; l'un de ses rares interprètes, le pianiste Ronnie Lynn Patterson, la donnera à entendre dans une formule inédite, en compagnie du batteur Didier Lasserre, pour le deuxième concert-enregistrement coorganisé par le Bordeaux Jazz Festival et le label Amor Fati, demain soir au Musée d'Aquitaine de Bordeaux.
Un souffle. L'écriture parcimonieuse de Morton Feldman, par exemple dans « Palais de Mari » (1), offre à ses accords complexes tout l'espace nécessaire pour répandre leurs mystères ondoyant d'infimes variations, ces accords lâchés en apesanteur, libérés dans la plus intime discrétion et dont les enchaînements volontairement sommaires ouvrent sur une aventure intérieure en ce qu'ils sont débarrassés des artifices de toute évocation épique, étendus et fugaces parce qu'ils s'installent et déjà s'estompent, le silence remontant méthodiquement chaque corde d'acier pour en chasser jusqu'au dernier les tremblements de l'âme, épuisant ainsi sans faillir les énergies répandues dans tous les recoins du piano qui résonne encore un peu et c'est à ce moment-là - quand le néant a réduit les sons et seulement demeure le bourdonnement d'une basse finissant de se rétracter, imperceptiblement - que le pianiste libère un nouveau souffle de musique, toujours feutré, presque semblable au précédent et certainement à celui qui, plus tard, suivra sans que jamais le « tempo » ne s'accélère et le geste ne se brise, un souffle comme la respiration d'un paisible dormeur alors que la cassure harmonique de ces accords intranquilles pourrait en figurer les rêves.
« Hommage à Morton Feldman », Ronnie Lynn Patterson et Didier Lasserre, demain vendredi à 20 h 30 au Musée d'Aquitaine. 10 euros à la Fnac. 06.99.52.14.39.
(1) « Palais de Mari » de Morton Feldman (1986), par Ronnie Lynn Patterson. L'Empreinte digitale/Harmonia Mundi.

POSTED BY STEF on http://freejazz-stef.blogspot.com
''Ronnie Lynn Patterson is a classical and a jazz pianist. On this album, he evocates together with drummer Didier Lasserre the bombing and destruction of the town of Guernica in Spain by a joint strike force of the regimes of nazi Germany and Italy in 1937. This is a sad piece of music. You would expect a hard and violent rendition of the bombing itself, but there's nothing of the sort on this beautiful and quiet album. Only in the second track does the drums indicate something of more percussive power and a, albeit short, march-like rhythm. The music depicts and evokes the stillness after the destruction, the dust settling, the quietness of the dead, the shock, numbness and perplexity of the survivors, unable to realise what just happened, the ultimate devastation ... There is nothing of the mythic suggestive expressive violent suffering as in the famous Picasso painting, yet there are some ressemblances. The painting is in black and white, the music here consists of two instruments, reducing the musical texture to its bare minimum. The cause of the suffering is not depicted in Picasso's painting, nor is it here, because the bombing itself is meaningless, it's the result that's terrible. But the music here is more intimate, much less expansive, with lots and lots of empathy and compassion. An excellent album.''

Rigobert Dittmann - Bad Alchemy Magazin
DIDIER LASSERRE pocht, flirrt, klopft und raschelt mit gedämpften Besenstrichen, der Pianist RONNIE LYNN PATTERSON perlt auf The Gernika Suite (FATUM 008, 2006) so zart, so andächtig, so brütend, als ob das trauernde Andenken nicht durch Zorn oder Protest gegen die Bombardierung der spanischen Stadt im Jahr 1937 getrübt werden dürfte. Dass Patterson von Feldman fasziniert ist (und sein Spätwerk Palais de Mari eingespielt hat), hört man ganz deutlich bei ‚N‘, dem vierten der sieben Meditationen, in denen der Name und Wahlspruch des Label widerzuhallen scheint. ‚K‘ zieht dann das Tempo unerwartet an mit lebensbejahender, quecksilbriger Agilität, um mit einer weiteren Volte besonders elegisch zu enden.

http://o-zurret.blogspot.com
El formato podría hacer pensar en el típico tour de force de descarga energética y "corre corre que te pillo". el título en una descarga realmente incendiaria. las espectativas no se ven cumplidas. el dúo -en una suite de siete partes- discurre por terrenos más tranquilos que eso. más cerca de la contemporánea en la que se ha movido el pianista (con interpretaciones de morton feldman) que del jazz (free o no).