Amor fati

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Gravitation | FATUM 002 | épuisé | sold out
sébastien capazza - saxophone ténor
nicolas talbot - contrebasse
félix baray - contrebasse
didier lasserre - batterie



Parution décembre 2003
Peintures et conception graphique : Jean Rougier
Exemplaires uniques - série limitée à 500 exemplaires

improjazz n°103 : chronique de disque : "gravitation" (Amor fati - Fatum 002)
Vous connaissez ou avez certainement déjà ressenti cette impression de déjà-entendu avec un aspect novateur qui procure une bouffée d'intérêt. dans n'importe quel domaine d'ailleurs, ce n'est pas particulier à l'ouïe. La vision d'un tableau, d'images, la lecture d'un livre, l'approche tactile d'objet, la sensitivité, bref les cinq sens peuvent déclencher la même réaction. Dans un précédent numéro (102), je m'étais intéressé au premier disque du label Amor fati et j'avais été enthousiasmé par le trio composé de Sylvain Guérineau, de Paul Rogers et du batteur Didier Lasserre. Seul le troisième musicien apparaît sur le deuxième volume de la série. Serait-il partie prenante ? Peu importe, tant la démarche de ce quartet (oui, il y a quatre musiciens, dont deux contrebassistes, et sur trois morceaux, seul Nicolas Talbot intervient) correspond totalement à celle du label initié par dont acte.
Sébastien Capazza au sax ténor a remplacé l'altiste Guérineau, et n'aller pas en conclure qu'il a fallu deux contrebassistes (le second étant Félix Baray) pour remplacer le grand Paul. Mon admiration pour son jeu n'ira pas jusque là. Dans un autre sens, la force et la puissance de ces deux-là valent tout autant, à force de coller complètement à l'énergie du saxophoniste et à la frappe du batteur. La musique est collective, cela va de soi - mais ce fait n'est même pas mentionné sur la pochette tant il est naturel, et on pourrait juste reprocher ce manque d'informations. Mais peu importe : Amor fati développe un projet esthétique, c'est évident. La musique, le concept visuel sont magnifiques. Ils sont totalement inscrits dans l'air du monde que nous voulons défendre et propager : qualité, liberté, sérénité. Si tout le monde pouvait s'en tenir à ces trois critères...
Philippe Renaud : mars 2004

improjazz n°100 novembre-décembre 2003 : Chronique de concert
Capazza tient, à peu près seul par ici, le rôle de celui qui croit au free jazz au point de travailler comme un forcené. Cela s'entend (...) Elasticité, pression, une mécanique des fluides. Celle qui façonne les arbres sur les pentes. Il ferait bon que ce radeau coure le monde... Philippe Alen

Improjazz n°108, septembre 2005
"Retenu de l'autre côté de la porte par la présentation d'Improjazz , nous ne pouvons que confirmer la puissance de conviction qui emporte le trio de Sébastien Capazza (ts), Félix Baray (b) et Didier Lasserre (dr) telle que la restitue Gravitation leur unique enregistrement à ce jour (Amor fati, fatum 002, chroniqué dans Improjazz, n°103, mars 2004). Ce qui, ce 11 novembre, passait les murs de la Halle des Chartrons, filtré par un double rideau de toile et de verre, laissait paraître à nu l'énergie ultime, percussive, insistante sur laquelle reposent - et que nourrissent - les longs planés de Capazza. Que le free jazz soit possible en 2004 à Bordeaux, sa possibilité se déduisant de sa réalité, voilà ce que l'on pouvait reconnaître, même à distance : un démenti infligé par le réel aux historicistes dogmatiques de l'avant-garde. Car si parfois l'on peut s'abuser dans l'arène même, le pouvoir captateur, la puissance centripète, l'adhésion que suscite une musique et ce qui en subsiste, franchis les murs et les toits, ne saurait généralement tromper."
Philippe Alen