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3 Rocks & a Sock : "Merci de votre visite" | FATUM 007 | 15.00 €
steve dalachinsky (New-York) - voix & poésie
sébastien capazza - saxophone ténor
didier lasserre - batterie



Parution novembre 2006
Peinture et conception graphique : Mathieu Immer & Patrick Veyssière
Exemplaires uniques - série limitée à 500 exemplaires
Un disque co-produit par Amor fati & Bordeaux Jazz Festival & Permanences de la Littérature dans le cadre des "Live au Musée d'Aquitaine 2006"

Luc Bouquet, Improjazz n°138, septembre 2007
Source one : poetry. Source 2 : instruments. Soit deux intensités en mouvement. Tenter le rapprochement, palper le silence, jouer de l'attente et du détail. Cracher la même chose : la beauté du cri. Constater l'état du monde, la barbarie des  pouvoirs. Dire et jouer le jazz comme acte de rébellion ultime. Mais d'abord la clé. Faire et dire ensemble sans le recours au calcul, aux formules (celles toutes faites, celles à faire, celles à démontrer...) Associer cris et lyrismes. Plutôt qu'associer : capter. Capter et recracher la vie. Plus question de jeu, de placement, de rupture, d'unité, de croisements. Déguster l'instant. Savoir le danger et le mensonge des équilibres.  Souvent, ici, Steve Dalachinsky, Sébastien Capazza et Didier Lasserre se joignent. La preuve d'élans identiques, décisifs et qui disent les lueurs d'après désespoir. Même pas des moments magiques mais des moments d'évidence. Pour tout ceci : chapeau bas, Messieurs !

Bruce Lee Gallanter/Downtown Music Gallery, New York City
Featuring NY poet Steve Dalachinsky on vocals, Sebastien Capazza on tenor sax and Didier Lasserre on drums. (...) Steve left us with copies of this fine disc, which features two French musicians, neither of whom I had heard of previously, recorded just one year ago, during another of Steve's extended visits to Paris. Steve read a few of the same poems that appear on this disc like the opener, "Pasolini". Steve's voice begins softly, calmly as Didier's hushed drums and Sebastien's warm sax swirl slowly in a dream-like state. Steve's words often describe the problems of modern life here in NYC, "Too Busy" doing things to notice that life is moving on no matter what we do. A pan-handler chases Steve down the streets, cursing them and him, screaming about the injustices of life. As Steve ponders things, discussing the frustrations and tribulations, he is accompanied most righteously by two musicians who sound just right creating a fine stage for Steve to soar over. Sebastien has a warm, enchanting tone on tenor, while Didier works those mallets on his drums with haunting authority. I like that Steve is not the "leader" on this session, he is just the third member of this trio. The sound is well-balanced so that everyone is heard at the same volume and all three members get a chance to stretch out equally. The fact that Steve's observations are often so appropriate to my / our current circumstances, makes it better for those of us who hear his words and know that he is speaking for us, as well as himself.


(d’après un texte de Didier Lasserre)

“3 rocks and a sock” ou trois pierres jetées sur une chaussette (?!), par un bel après-midi de mai. Pierre jetée par Steve Dalachinsky, poète (j’insiste) légendaire, comme dirait une vieille réclame qui ne mentirait plus : soit une manière dite “spoken words” de jeter les mots, comme d’autres jettent les sons par-dessus bord, “by any means”. Pierre jetée ensuite par Sébastien Capazza, saxophone véritablement ténor, généreux et lyrique, embarqué sur le radeau du free pour un ailleurs musical tendu vers l’avenir. Dernière pierre pour la batterie de Didier Lasserre, qu’il vit ici et ailleurs comme une tentative de matière sonore poétique. New York, Bordeaux ou Paris : “It’s still the same sea”

Sud-ouest, samedi 11 février 2006 "3 rocks & a sock"

Le poète, petit homme grisonnant à la mine espiègle, noue pour rire une cravate au col de sa chemise de jeans bâillant. Et retire ses chaussures. Sur la table devant lui, Steve Dalachinsky a classé des textes, dactylographiés à même des versos de tracts publicitaires et de feuilles écornées, rassemblés en recueil, griffonnés en carnets. il ira en soutirer des instantanés de vies, ses histoires d'Amérique, ses dialogues, réflexions et descriptions pour former le long blues de ce continent inventé, blues poignant et parfois furieux qui tint en haleine le public copieusement assemblé dans une salle au sous-sol du musée d'Aquitaine.
Le sax ténor rauque de Sébastien Capazza, passant d'amples lamentations aux cris époumonés d'une douleur indicible, Didier Lasserre flanquant de ses maillets un drumming en apnée à la tension inouïe ont apporté une profondeur de champ lyrique au flux des phrases new yorkaises, parfaitement articulées et sans accent insurmontable mais dont la compréhension nécessitait tout de même une bonne connaissance de l'anglais.
Qu'importe, Steve Dalachinsky harangue et chuinte, tend le poing et travestit sa voix, énumère et vitupère, câline et badine, fredonne "God bless the child" entre deux poèmes. Il vit ses narrations et on l'écoute, emporté par les superbes accélérations lancées par les deux (autres) musiciens. Yves Champigny

Sud Ouest - Gironde départementale, jeudi 9 février 2006 “New York-Bordeaux poésie express” CONCERT ENREGISTREMENT - Yves Champigny
Le poète new-yorkais Steve Dalachinsky rencontre le sax ténor Sebastien Capazza et le batteur Didier Lasserre, demain soir au musée d'Aquitaine. Le succès reconnu de sa cinquième édition, en novembre dernier, permet au Bordeaux Jazz Festival d'élargir son rayon d'action dès ce mois de février. « En me lançant dans l'organisation du BJF, je n'avais pas l'idée de me cantonner à un rendez-vous annuel », reconnaît Philippe Méziat. « Mais jusqu'à présent, notre jeune festival n'avais pas les reins assez solide pour s'aventurer sur d'autres terrains. En cinq ans, nous avons acquis une vraie légitimité et, surtout, nos maigres finances nous permettent enfin de nous engager dans des actions autres sans mettre en péril le prochain BJF. » Narration palpitante. Pour ce nouvel engagement, le BJF s'associe au label bordelais Amor Fati, dédié à la publication de musique d'improvisation libre. La première extension s'étendra sur trois actes joués dans un même lieu (le musée d'Aquitaine) selon le même rite : chaque concert sera enregistré en vue de sa publication dans une série spéciale au sein du catalogue Amor Fati. Un personnage, le batteur Didier Lasserre, constituera le fil rouge de ce triptyque. Premier acte, demain soir, en partenariat avec l'association Permanences de la littérature : « 3 Rocks and a sock ». On y entendra la voix de Steve Dalachinsky, poète beat new yorkais légendaire au long flow citadin arpenter les rues pour se glisser dans les tunnels d'une et parfois bifurquer vers un gospel; le grain fiévreux d'un sax ténor poussé par le souffle lyrique de Sébastien Capazza; la batterie féline de Didier Lasserre mener des danses abruptes et gronder ses colères intuitives. Ce trio d'avant garde à la recherche d'émotions antiques a été entrevu l'an dernier dans un appartement bordelais à l'initiative de Musique ouverte. Le voilà désormais : rejoint par le bassiste Kent Carter et le chanteur Beniat Achiary, il était l'invité d'Anne Montaron, fin janvier, pour un enregistrement d'« A l'improviste », son émission sur France Culture. Le BJF et Amor Fati proposeront ensuite des rendez-vous avec les pianistes Ronnie Lynn Patterson (en duo le 14 avril) et Jobic Le Masson (en trio le 12 mai). Concert au musée d'Aquitaine (05.56.01.51.00), demain, à 20 h 30. Tarif unique : 10 euros (location Fnac). Lecture musicale Dalachinsky-Immer et discussion sur l'engagement artistique, lundi 13 (15 h 30) à l'amphi Lefebvre de l'université Bordeaux 3. Illustration(s) :« 3 Rocks and a sock ». Avec pour la musique Sébastien Capazza et Didier Lasserre.

Rigobert Dittmann - Bad Alchemy Magazin
3 Rocks & A Sock (FATUM 007, 2006) kommt in dem Design aus Goldgrundierung und individuellen Farbspritzern (von Immer & P. Veyssière), das inzwischen die FATUMs zu Sammlerstücken macht. STEVE DALACHINSKY rezitiert seine Poetry, SÉBASTIEN CAPAZZA an Tenorsaxophon und DIDIER LASSERRE an Drums improvisieren dazu kongeniale Free Music. Der lyrische, melancholische Ton des Saxophons dient als Silbertablett für die Worte des NY-Downtown-Dichters, der so eng mit der Musik von Charles Gayle oder Mathew Shipp verbunden ist, der Feldman und Niblock bedichtet hat ebenso wie Irene Schweizer oder Cecil Taylor und hier mit Gott und der Welt hadert. Die Drums flattern und pochen dazu wie ein Vogelherz, das die Intensität von ‚God Died‘, des durch die Beerdigung von Elvin Jones angeregten ‚The Ultimate Genesis‘, der ‚Urinoir-Historie‘ oder ‚Insomnia Poems‘ erregt.